Thème 3 : Création de valeur et performance
Séquence 7 : Mesurer la contribution à la création de valeur
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Une entreprise réalise un chiffre d'affaires de 500 000 € et ses consommations intermédiaires s'élèvent à 320 000 €.
Une entreprise a créé une valeur ajoutée de 180 000 €. Elle verse 95 000 € de salaires, 28 000 € d'impôts et cotisations sociales, 12 000 € d'intérêts aux banques et conserve le reste en réserves.
Une entreprise possède un actif total de 850 000 € composé de constructions, matériels et stocks. Ses dettes s'élèvent à 420 000 € (emprunts et dettes fournisseurs).
Voici le bilan simplifié de l'entreprise BreizhTech au 31/12/2024 :
| ACTIF | Montant (€) | PASSIF | Montant (€) |
|---|---|---|---|
| Constructions | 450 000 | Capital social | 300 000 |
| Matériels | 180 000 | Réserves | 85 000 |
| Stocks | 95 000 | Résultat de l'exercice | ? |
| Créances clients | 120 000 | Emprunts bancaires | 280 000 |
| Disponibilités | 55 000 | Dettes fournisseurs | 140 000 |
| TOTAL ACTIF | 900 000 | TOTAL PASSIF | ? |
Une société cotée en Bourse a émis 250 000 actions. Le cours actuel d'une action est de 42,80 €.
Suite à l'annonce de bons résultats, le cours de l'action augmente de 8,5 %.
Une entreprise achète des matières premières pour 15 000 €. Les frais de transport s'élèvent à 1 200 €. Les charges de production sont de 8 500 € et les coûts de distribution de 3 800 €.
Une entreprise vend un produit 89 € HT. Le coût de revient de ce produit est de 62 €.
Si l'entreprise vend 1 500 unités de ce produit :
• Identifiez toujours les données fournies dans l'énoncé avant de commencer
• Vérifiez que votre formule correspond bien à la question posée
• Attention aux unités : euros, pourcentages, ratios...
• Pour les pourcentages, arrondissez à 1 décimale sauf indication contraire
• Relisez votre réponse : est-elle cohérente avec les données ?
Toute organisation crée de la richesse que l'on appelle la valeur. Cette valeur peut prendre plusieurs formes. La valeur financière traduit l'état de santé financier de l'organisation et peut être mesurée de deux manières différentes. D'une part, elle peut se fonder sur le revenu en analysant le compte de résultat qui compare les produits aux charges pour déterminer si l'organisation réalise un bénéfice ou une perte. D'autre part, elle peut se fonder sur le patrimoine en analysant le bilan qui représente ce que possède l'organisation et ce qu'elle doit. La valeur du patrimoine correspond alors à la différence entre l'actif total et les dettes.
Pour les entreprises cotées en Bourse, on peut également calculer la valeur boursière qui correspond au nombre d'actions multiplié par le cours de l'action. Cette valeur évolue en fonction de la confiance des investisseurs dans l'entreprise et reflète les anticipations du marché sur les performances futures de l'organisation.
La valeur actionnariale concerne spécifiquement les propriétaires de l'entreprise, c'est-à-dire les actionnaires. Elle mesure la création de valeur dont ils bénéficient directement sous deux formes. D'une part, les dividendes qui correspondent à la part des bénéfices que l'entreprise décide de leur distribuer en récompense de leur investissement. D'autre part, la plus-value qui représente l'augmentation de la valeur de leurs actions lorsque le cours en Bourse progresse. Pour conserver et attirer des actionnaires, une entreprise doit démontrer sa capacité à créer de la valeur actionnariale de manière régulière.
Au-delà de la valeur pour les seuls actionnaires, certaines organisations adoptent une approche plus large appelée valeur partenariale. Cette conception vise à assurer un partage équilibré de la valeur créée entre toutes les parties prenantes de l'organisation. Cela inclut non seulement les acteurs qui ont une relation contractuelle comme les salariés, les clients et les fournisseurs, mais aussi d'autres partenaires sans lien contractuel direct comme les riverains, les associations ou les défenseurs de l'environnement. Cette approche permet à l'organisation de renforcer ses liens avec son environnement et de construire une performance durable en prenant en compte les attentes de l'ensemble de ses partenaires.
La valeur ajoutée représente la richesse réellement créée par l'organisation. Elle se calcule en faisant la différence entre le chiffre d'affaires et les consommations intermédiaires, c'est-à-dire les achats de biens et services consommés pour réaliser la production. Cette valeur ajoutée ne reste pas entièrement dans l'organisation car elle doit être partagée entre différents acteurs qui ont contribué à sa création.
Les salariés reçoivent une part sous forme de salaires en contrepartie de leur travail. L'État perçoit des impôts et des cotisations sociales pour financer les services publics et la protection sociale. Les banques reçoivent des intérêts pour rémunérer les prêts accordés. Les propriétaires de l'entreprise peuvent recevoir des dividendes qui rémunèrent leur apport en capital. Enfin, l'organisation conserve une partie de la valeur ajoutée en réserves pour financer ses futurs investissements. Chacun de ces acteurs souhaite naturellement obtenir la part la plus importante possible, ce qui peut créer des tensions. Le dirigeant doit donc faire des arbitrages pour satisfaire au mieux l'ensemble des parties prenantes.
Au-delà de la valeur financière, il existe une autre forme de valeur tout aussi importante qui est la valeur perçue. Il s'agit de la valeur qu'un individu attribue à un produit ou un service en comparant les bénéfices qu'il va en retirer et les coûts qu'il doit engager pour l'obtenir. Cette valeur est subjective car elle dépend de la personnalité, des attentes et du contexte de chaque personne. Elle évolue également dans le temps selon les expériences vécues et les changements de situation.
Plusieurs indicateurs permettent de mesurer cette valeur perçue. La notoriété mesure le degré de connaissance d'une marque ou d'un produit auprès du public. On distingue la notoriété spontanée, lorsque les personnes citent spontanément une marque sans aide, et la notoriété assistée, lorsqu'elles reconnaissent la marque dans une liste proposée. Plus la notoriété est élevée, plus la valeur perçue est importante car les consommateurs ont tendance à privilégier ce qu'ils connaissent.
La satisfaction est le sentiment qui résulte de la comparaison entre les attentes du consommateur avant l'achat et son expérience réelle après l'achat. Elle dépend à la fois de l'offre principale proposée par l'organisation et de l'offre associée comme les facilités de paiement ou la livraison. Un client satisfait aura une perception positive de l'organisation et sera plus enclin à renouveler son achat.
La qualité correspond à l'ensemble des caractéristiques d'un produit ou service qui lui permettent de satisfaire les besoins des consommateurs. Elle repose sur des critères objectifs mesurables comme le nombre de défauts ou l'obtention de labels et certifications, mais aussi sur des critères subjectifs liés aux attentes personnelles de chaque client. Une bonne qualité perçue renforce la valeur que les consommateurs accordent à un produit.
Enfin, l'image de marque représente l'ensemble des perceptions et croyances des clients à propos d'une marque. Une image positive facilite la commercialisation des produits et permet même de pratiquer des prix plus élevés que la moyenne. À l'inverse, une image négative nécessite des actions correctives rapides pour éviter de perdre des clients.
Internet a considérablement modifié la façon dont la valeur perçue se construit. Les consommateurs ont aujourd'hui facilement accès aux informations sur les organisations et partagent librement leurs expériences sur des sites d'avis, des forums ou les réseaux sociaux. La réputation en ligne devient donc un élément crucial de la valeur perçue. Les avis communautaires postés par d'autres consommateurs sont consultés massivement avant un achat et influencent fortement les décisions. Les clients deviennent ainsi des ambassadeurs de la marque, en bien ou en mal.
Les organisations doivent surveiller attentivement leur présence en ligne et utiliser des indicateurs de performance pour mesurer leur impact digital. Ces indicateurs comprennent le nombre d'abonnés et son évolution, le nombre de vues des publications, le nombre d'interactions comme les likes ou les partages, et le taux d'engagement qui mesure le pourcentage de personnes réagissant aux contenus. Ces données permettent d'évaluer la notoriété et l'attractivité de l'organisation sur Internet.
Lorsqu'une organisation fixe le prix de vente de ses produits, elle doit prendre en compte de nombreux facteurs. Elle peut choisir un prix relativement bas pour augmenter ses parts de marché et le volume des ventes, ou au contraire un prix élevé pour dégager une marge importante sur chaque produit vendu. Le prix joue également un rôle dans le positionnement du produit, un prix élevé pouvant signaler une qualité supérieure aux yeux des consommateurs. L'organisation doit aussi respecter la réglementation qui protège les consommateurs et la concurrence, par exemple en interdisant la vente à perte.
Pour fixer le prix de manière cohérente, l'organisation doit d'abord calculer ses coûts. Le coût d'achat comprend le prix d'achat des matières premières ou marchandises ainsi que les frais liés à l'achat comme le transport. En ajoutant les coûts de production et de distribution, on obtient le coût de revient qui représente le coût total du produit. Ce coût de revient constitue le seuil minimal en dessous duquel l'organisation ne peut descendre sans subir des pertes.
La marge représente le gain réalisé par l'organisation. Elle se calcule en faisant la différence entre le prix de vente et le coût de revient. Pour obtenir une marge satisfaisante, l'organisation peut soit augmenter son prix de vente, soit diminuer ses coûts. Cependant, ces deux stratégies comportent des risques. Une hausse de prix peut faire fuir les clients et finalement réduire la marge globale. Une baisse des coûts peut entraîner une diminution de la qualité qui nuira à l'image de l'organisation.
La recherche de qualité a un impact direct sur les coûts. Améliorer la qualité d'un produit nécessite des investissements que l'organisation doit répercuter dans son prix. Si cette qualité supérieure est perçue et valorisée par les consommateurs, l'organisation peut augmenter son prix tout en maintenant ou augmentant sa marge. À l'inverse, maintenir un niveau de qualité faible pour vendre à bas prix comporte aussi des coûts cachés liés à la non-qualité comme les produits défectueux, le gaspillage de matières premières, les retours clients et la dégradation de l'image. Le dirigeant doit donc trouver le bon équilibre entre le niveau de qualité souhaité, les coûts supplémentaires engendrés et les gains espérés.
Comprendre la création de valeur nécessite d'adopter une vision d'ensemble qui intègre toutes ces dimensions. La valeur financière mesure la performance économique et la santé de l'organisation. La valeur ajoutée montre la richesse créée et la façon dont elle est partagée entre les différents acteurs. La valeur perçue reflète l'attractivité de l'organisation auprès de ses clients et du public. La valeur actionnariale rémunère les propriétaires de l'entreprise à travers les dividendes et la valorisation des actions. Enfin, la valeur partenariale élargit cette vision en cherchant à satisfaire l'ensemble des parties prenantes incluant les clients, fournisseurs, riverains et associations.
Ces différentes formes de valeur sont interdépendantes. Une organisation qui crée une forte valeur perçue aura plus de facilité à vendre ses produits, ce qui améliorera sa valeur financière. Une bonne répartition de la valeur ajoutée permettra de motiver les salariés, de maintenir de bonnes relations avec les banques et l'État, tout en assurant l'autofinancement nécessaire au développement futur. Le succès d'une organisation repose donc sur sa capacité à créer et distribuer de la valeur de manière équilibrée pour satisfaire durablement tous ses partenaires.